Cinéaste, scénariste, auteur dramatique et comédien je suis donc et avant tout, un rêveur.

J’ai rêvé d’un bateau volant, ouvert sur la nature d’où je pourrai regarder le soleil, de l’aube au couchant, admirer l’océan et ses vagues incertaines, ses couleurs qui, de l’argent au bleu sombre, évoqueraient selon les jours une étendue de glace ou un ciel qui finirait par s’étendre sur le sable. Un océan qui parfois se mettrait à ressembler à une peinture abstraite selon les caprices des nuages.

J’ai rêvé d’une maison-bateau qui planerait sur la canopée des forêts et se laisserait bercer par la danse des feuillages au rythme des vents.

J’ai rêvé d’un lieu qui, comme une montgolfière survolerait des champs sculptés par ces hommes de la terre que la fatigue ne semble pas atteindre, et qui de coups de pioche en coup de pelle, entourés d’un troupeau de moutons et d’un âne, font naître une armée de verts légumes alignés en ordre comme de braves petits soldats et qui, le soir venu offrirait à mes pieds une multitude d’étoiles descendus du ciel : la ville et ses lumières

J’ai rêvé d’un refuge, cachée au creux de la nature ou l’artiste qu’il soit peintre, écrivain, musiciens ou juste poète dans l’âme, se sentirait enivré par tant de beauté.

Tanger m’a guidé vers un lieu unique, béni des Dieux ou la maison rêvée allait devenir réalité, et c’est ainsi, qu’accroché au flan de la colline, Le Bateau Ivre a surgi. Il est là, il attend vos rêves.

« Demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. »

Charles Baudelaire